Comment l’enfant apprend-il à lire, à compter et à calculer ? De nombreuses recherches sont menées en France autour des neurosciences afin justement d’améliorer l’apprentissage de l’enfant. Stanislas Dehaene, professeur émérite du Collège de France, titulaire de la chaire de psychologie cognitive, est l’un des scientifiques passionnés par ce sujet. Grâce à son laboratoire de neuro-imagerie cognitive, son équipe tente de répondre à ces questions essentielles.

enfantsDerrière cette recherche, un autre objectif : en comprenant mieux les mécanismes d’apprentissage de l’enfant, on comprendra mieux ceux de l’adulte.Contrairement aux idées reçues, le cerveau d’un nouveau-né est déjà structuré et possède certaines capacités. Naissant avec des notions d’espace et des intuitions liées au langage et aux mathématiques, « le bébé est une véritable machine à apprendre », selon le professeur Dehaene.Quatre facteurs clefs ont d’ores et déjà été découverts concernant les mécanismes d’apprentissage. Ces composantes primordiales améliorent sensiblement les capacités d’un enfant :1.    L’attentionParmi ces facteurs, nous pouvons citer l’attention. Quel que soit le domaine privilégié, qu’il s’agisse de sport, de musique ou d’un jeu, les activités qui permettent à l’enfant de se concentrer améliorent la mémorisation dans son ensemble.2.    L’engagement actifAutre point clef, l’engagement actif, c’est-à-dire le fait de mettre en place des moments d’apprentissage entrecoupés de tests, s’avère plus bénéfique que de longues sessions d’enseignement.3.    Le retour d’informationsLe retour d’informations est lui aussi très important. Lors de ces tests, l’enfant va pouvoir évaluer ce qu’il a acquis et ce qu’il n’a pas compris. À condition de veiller à ce que l’enfant ne voit pas cela comme une sanction, l’apprentissage de l’erreur joue un rôle essentiel. 4.    Le sommeilDernier facteur, après une dure journée d’apprentissage, le sommeil permet de consolider les connaissances acquises en les mémorisant (autour de dix heures trente par nuit entre 6 et 12 ans, et autour de neuf heures trente entre 12 et 18 ans).Ces recherches permettront peut-être de découvrir de nouvelles pistes pour améliorer l’apprentissage des enfants. Sachez également qu’il faut privilégier un environnement accueillant, généreux et tolérant à l’erreur pour contribuer à leur bon développement.Pour en savoir plus, découvrez l’article de Celya Gruson-Daniel.

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